Apaiser son divorce pour maintenir sa santé mentale et physique

 

Nous avons compilé des centaines de témoignages depuis des années et nous pensons que celles et ceux qui traversent une séparation ou un divorce ont tout intérêt à mettre à profit l'expérience des autres pour apaiser cette épreuve et s’épargner certaines erreurs.

Cet article est une sorte de manuel survivaliste pour traverser le divorce et plus généralement la rupture amoureuse.

Décider de divorcer ou de se séparer, le temps est votre ami

La décision de rupture est parfois commune mais elle reste généralement à l’initiative d’un seul des deux époux ou partenaires.

Quand les conjoints s’entendent sur le principe de séparation ou de divorce, les premières démarches en ce sens sont facilitées puisque la démarche est commune. En revanche, quand la décision de rompre est prise par un seul des conjoints, le contexte est autrement plus tendu et délicat.

Suis-je réellement en phase avec ma décision de divorce ou de rupture ?

Se séparer de la personne avec laquelle on partage sa vie depuis des années, des décennies parfois, implique des changements dans tous les domaines. Prendre une telle décision à la légère serait une colossale erreur et il faut avoir suffisamment de recul sur son ressenti pour assumer ce choix.

Une rupture n'est jamais anodine et cela génère un stress énorme tant pour celui ou celle qui quitte que pour son ou sa partenaire. Faire un vrai travail sur soi avant de prendre puis d'annoncer sa décision de rompre nous semble absolument essentiel. 

Pour illustrer ce propos, nous mettons ici en avant deux témoignages bien différents, celui de Patricia et celui de Stephane.

Patricia – 41 ans

J’ai divorcé sur un coup de tête en 2018 après avoir eu une relation extra-conjugale de quelques semaines avec un collègue de travail. Je pensais être tombée follement amoureuse de cet homme et ça a tout balayé. La relation avec mon mari s’essoufflait depuis quelques années même si nous gardions une vraie complicité et une vie de famille très stable avec nos deux fils. Avec du recul, je pense que j’avais surtout besoin de me sentir désirée, j’avais envie de sortir de mon carcan quotidien, j’avais envie de me sentir vivante loin de mes rôles de mère de famille, d’épouse modèle et de salariée irréprochable. J'espère que vous ne me jugerez pas et je sais que mon comportement peut paraître ultra égoïste.

Personne n’aurait pu imaginer que je trompe mon mari et quand j’ai décidé de demander le divorce, tout notre entourage a été estomaqué. J’étais dans mon monde, j’avais l’impression que c’était la seule issue possible, je ne voulais pas vivre dans le mensonge alors que j’y étais déjà enfoncée jusqu’au cou. Mes fils ont énormément souffert de voir notre famille exploser et leur père si dévasté, plus les jours passaient, plus je doutais de mes choix.

Finalement, il m’a fallu plus d’une année pour prendre conscience que j’avais fait n’importe quoi. Je me suis laissée entraîner dans un adultère parce que j’avais envie de changements et d’intensité mais je sais à présent que je n’étais pas malheureuse avec mon époux et je regrette de nous avoir privés de toute chance de reconstruire ensemble.

Mon histoire avec cet autre homme a vite tourné au vinaigre, ça n’aura duré que quelques mois durant lesquels j’ai divorcé et emménagé dans un appartement minable non loin de l’école de mes fils. Quand cette aventure a pris fin, je me suis retrouvée seule face à moi-même et j’ai réalisé tout le gâchis que j’avais provoqué. La culpabilité m’a anéantie, j’ai entamé une thérapie pour tenter de sortir la tête de l’eau. Pour la première fois de ma vie, j’étais sous antidépresseurs et somnifères, je ne me reconnaissais plus. Avec l’aide de ma thérapeute, j’ai remonté la pente peu à peu, il m’a fallu un an avant d’avoir le courage de faire face à mon ex-mari pour lui présenter mes excuses. Heureusement que mes proches ne m’ont pas tournée le dos, heureusement que mes fils ont su me pardonner, j’ai eu beaucoup de chance dans mon malheur.

Je souhaitais témoigner sur votre site parce que vous nous avez beaucoup aidés à divorcer sans que ce soit une guerre et j’aimerais que mon vécu soit utile à d’autres. Une décision de divorce ne doit jamais être prise à la va-vite, il faut s’accorder du temps et parfois, se laisser avant tout une chance de sauver son couple. S’engager dans une autre histoire sans avoir fait le bilan de la précédente est, selon moi, une grave erreur que je regrette amèrement. Le père de mes fils ne me pardonnera sans doute jamais complétement mais je partage mon histoire pour éviter à d’autres de foncer tête baissée sans avoir pris le recul nécessaire.

Le témoignage de Patricia, que nous tenons à remercier, nous semblait essentiel ici car nous avons été confrontés à de très nombreux contextes analogues. L’adultère reste une des principales causes de divorce ou de séparation du couple et une rupture sur fond de tromperies brouille toutes les cartes et laisse peu de place à la conciliation.

Il faut bien comprendre que la passion qui nous anime quand on tombe amoureux de quelqu’un a quelque chose d’assez dévastateur puisque nous oublions quasiment tout ce qui comptait pour nous. La passion est mauvaise conseillère et elle ne dure qu'un temps. Prendre du recul est primordial pour ne rien regretter plus tard.

Une introspection sera toujours salutaire et en ce sens, le témoignage de Stephane, 54 ans est approprié :

Quand nos jumelles sont parties faire leurs études supérieures, pour l’une à Paris et l’autre à l’étranger, ma femme et moi nous sommes retrouvés face à face quasiment du jour au lendemain. Depuis longtemps, nous nous étions éloignés mais on se voilait la face pour maintenir une vie de famille agréable. Le départ de nos filles a provoqué un vide énorme dans notre quotidien. Nos disputes ont été de plus en plus fréquentes. Je songeais sérieusement à la quitter et quand je pensais au divorce, j’étais presque soulagé. J’ai pris l’initiative de parler de séparation et à ma grande surprise, ma femme semblait assez ouverte à cette perspective. Nous avions pas mal de patrimoine commun, on savait que chacun de son côté pourrait repartir sur de bonnes bases. Au fur et à mesure de nos discussions, nous nous sommes mis d’accord sur l’essentiel et nous avons entamé les démarches du divorce ensemble. Après deux entretiens avec notre notaire de famille, nous avions une idée plus précise de ce que nous étions en mesure de faire et même si ça nous coûtait une fortune (inadmissible !), nous étions toujours décidés à divorcer. Quelques semaines avant la date prévue pour signer l’acte liquidatif chez le notaire, ma femme m’a annoncé qu’elle venait de recevoir un diagnostic de cancer à un stade avancé, un coup de massue. J’ai exigé que nous fassions une pause dans la procédure pour qu’elle puisse se consacrer à sa prise en charge et continuer à bénéficier de ma mutuelle très efficace.

J’avais prévu de déménager mais nous avons décidé que c’était plus prudent de rester ensemble à la maison au moins pendant les premiers mois de son lourd traitement. Là-dessus, les confinements successifs ont fait que nous étions coupés de notre vie sociale habituellement très riche. Nous avons réappris à communiquer l’un avec l’autre. J’étais admiratif du courage de mon épouse, nous faisions front ensemble car nous avions choisi de taire sa maladie à notre entourage et principalement à nos filles. Plus les semaines passaient, plus notre complicité revenait, nous passions des soirées à discuter, à rire et à pleurer parfois. J’ai redécouvert mon épouse et je crois que c’était réciproque puisqu’elle dit elle-même être retombée amoureuse de moi à ce moment précis. Sa maladie et la crise sanitaire nous ont contraints à faire face autrement et ça nous a permis de recréer des liens forts et de retrouver une relation épanouissante. C’est un peu comme si ces malheurs avaient permis à notre bonheur commun de renaître.

Je témoigne ici parce que je suis conscient que nous n’étions pas loin de passer à côté de cette seconde chance. Avant de divorcer, il me semble à présent essentiel de tenter de sauver son histoire. Certains auront besoin d’une aide extérieure type thérapie de couple ou conseiller conjugal mais nous sommes l’exemple vivant que c’est aussi possible de sa propre initiative.

Stephane et son épouse auraient sans doute été au bout de leur divorce si ces terribles aléas de la vie ne les avaient pas contraints à se retrouver. Nous trouvons ce témoignage poignant. Dans nos accompagnements, nous avons souvent été face à des couples qui n’étaient en réalité pas prêts à se séparer et il n’est d’ailleurs pas rare que la séparation soit avortée en cours de procédure. Nous avons d'ailleurs créé un service exclusivement dédié aux couples en crise qui souhaitent faire le point, accessible ICI.

Notre conseil : donnez-vous le temps et les moyens nécessaires pour vous assurer que ce choix de divorce ou de rupture est pleinement réfléchi et assumé.

Dans cette perspective, le recours à une aide thérapeutique ou psychologique nous semble pertinent. Vous pouvez vous rapprocher d’un praticien sur votre secteur ou faire appel aux psychologues chez Psy&You.

Pour parvenir à être en phase avec votre souhait de rompre, vous allez passer par différents stades, c'est une période extrêmement stressante et angoissante et il ne faut pas hésiter à se faire aider.

Si votre cheminement vous conforte dans votre souhait de séparation ou de divorce, le moment viendra d'annoncer votre décision de mettre fin à votre relation et de divorcer pour ceux qui sont mariés. A ce stade, il faudra prendre conscience du temps qui sera peut-être nécessaire à ce que l’autre accepte votre choix de séparation.

Est-ce que mon partenaire est en mesure d’accepter ma décision de rompre ou de divorcer ?

Trop de situations dérivent encore dans des impasses parce que celui qui prend la décision souhaite que ça avance vite, il ou elle veut tourner la page le plus rapidement possible.

On ne cesse de répéter que ce moment de l’annonce de la rupture est déterminant. Si vous êtes à l’origine de la décision de divorcer ou de vous séparer, vous aurez naturellement besoin que les choses s’organisent pour mettre fin à la vie commune, partager vos biens et organiser la garde de votre ou vos enfant(s) si vous en avez. En effet, le choix de rompre implique d’avoir fait tout ou partie du deuil de la relation mais, à différents degrés, l’autre n’en est pas au même stade que vous.

Il est préférable de laisser le temps à l’autre de se faire à l’idée de divorcer ou de se séparer, lui laisser le temps de digérer cette nouvelle et de se projeter dans la perspective de fin de vie commune. Précipiter les choses à ce stade serait très risqué, cette période est propice aux maladresses, aux incompréhensions mutuelles et elle conduit même souvent à la fin de tout dialogue constructif.

Pour mieux cerner ce le message que nous tentons de faire passer ici, deux témoignages, celui de François, 37 ans et celui de Fabienne, 51 ans.

François

Quand j’ai quitté ma femme en 2019, j’ai voulu aller trop vite. Elle s’attendait à ce que je demande le divorce mais elle a quand même eu beaucoup de mal à l’accepter. J’assumais mon choix, j’étais prêt à me charger de toutes les démarches à sa place et c’est ce que j’ai fait très rapidement. Nous avions convenu de divorcer à l’amiable mais devant mon insistance pour qu’elle prenne l’avocat que lui conseillait mon propre avocat, elle en a choisi un autre et ça a marqué le début de la guerre entre nous. Elle m’en voulait d’avoir déménagé si vite, elle prétendait que mon départ précipité avait traumatisé nos enfants, son avocate a estimé que j’avais quitté le domicile conjugal et que j’étais fautif, on allait tout droit dans un divorce pour faute avec juge, tribunal et tout le toutim !

Pendant des semaines, je n’ai que très peu vu mes enfants et c’était électrique quand on se croisait avec leur mère. Au bout de trois mois, mon avocat a proposé que nous allions consulter un médiateur familial avant de décider ou non que ce serait un divorce conflictuel, nous avons suivi son conseil. Au fur et à mesure des séances, j’ai fini par comprendre que j’avais, malgré moi, mis la pression à ma famille et à fortiori à mon ex. pour me débarrasser dès que possible de cette corvée du divorce.

Je pensais à ça depuis tellement longtemps que je voulais tout officialiser dans les plus brefs délais sans mesurer les besoins de mes enfants et de leur mère à ce moment-là. Après quelques séances, nous avions retrouvé une communication à peu près fluide et même si elle était encore très distante, elle acceptait de discuter des sujets du divorce avec l’aide du médiateur. Nous avons fini par divorcer à l’amiable et depuis, nos rapports sont redevenus agréables, on arrive à partager des moments avec nos enfants alors que j’ai pensé au début que ce serait impossible, que tout était foutu pour notre esprit de famille.

Mon conseil à ceux qui sont en plein dedans ou qui s’apprêtent à y aller, vaut mieux être patient que de se retrouver devant le juge.

 

Fabienne, 51 ans

Mon mari est parti du jour au lendemain pour une autre femme après 25 ans de mariage. Je pouvais accepter la séparation mais la brutalité de sa décision et la violence de son départ m’ont anéantie. Je pense qu’une séparation après tant d’année de vie commune ne peut pas s’annoncer en un claquement de porte. J’aurais voulu qu’il nous laisse au moins une chance de repartir sur de bonnes bases mais il a préféré la facilité d’une relation naissante et ça a détruit mon respect pour lui. J’ai été très en colère pendant des mois, j’ai laissé traîner notre divorce par pure vengeance alors que je n’ai jamais été rancunière. Je me suis épuisée à vouloir lui faire payer sa trahison et nos enfants ont refusé de le voir durant plus d’un an.

Je suis enfin apaisée aujourd’hui et je regrette que les choses se soient passées aussi mal. De mon point de vue, essayer de divorcer vite est une grave erreur, c’est la mort du respect mutuel. Quand on a partagé toute sa vie avec une personne, quand on a fondé une famille, il faut respecter cette personne et cette famille. On a le droit de quitter quelqu’un mais ça n’empêche pas de se montrer patient et de laisser à l’autre le temps de se faire à cette séparation qu'il ne voulait pas. J’imagine que mon ex avait tourné la page avec cette autre femme dans sa vie, j’aurais pu l’accepter s’il ne s’était pas montré si égoïste. Quel gâchis, surtout quand on sait que son histoire s’est terminée quelques mois après !

divorcer a l'amiableTomber amoureux de quelqu’un d’autre est souvent un déclic qui entraîne la décision de rompre ou de divorcer mais c’est aussi le terrain miné sur lequel la séparation s’enlise et génère des conflits difficiles à désamorcer. Certains spécialistes pensent qu’il est préférable de taire la relation « extra-conjugale » pour privilégier une rupture apaisée. D’autres experts estiment qu’il faut dire la vérité parce qu’elle finira par se savoir et que ce serait pire de prolonger des mensonges en pareil contexte.

Nous n’avons pas d’avis tranché, chaque situation est unique et ce serait ridicule d’imposer une ligne directrice alors que nous faisons tous ce que nous pouvons avec ce que nous avons. En revanche, nous avons quand même une certitude qui se résume dans un vieux proverbe ;

« Le temps et la patience sont les meilleurs juges »

Rien ne sert de précipiter les choses, c’est même contre-productif puisqu’en voulant aller trop vite, il est probable que la situation se détériore encore davantage. Respecter l’autre et la relation qui se termine, c’est aussi accepter de mettre ses projets entre parenthèses le temps qu’il ou elle accepte la séparation.

Dans le cas d’un divorce, dites-vous bien qu’il sera extrêmement difficile de diligenter une procédure amiable si votre ex n’est pas enclin(e) à vous suivre dans une démarche sereine et constructive. Vouloir précipiter les décisions qui doivent être prises ensemble pour divorcer à l’amiable, c’est risquer de braquer l’autre et de dériver vers un divorce contentieux qui sera bien plus long, bien plus énergivore et autrement plus cher.

Bien entendu, ça ne signifie pas qu’il faille attendre des mois et des mois avant d’entamer les démarches de divorce mais permettre à son ou sa conjoint(e) de prendre le recul nécessaire pour accepter la séparation, ça fait généralement une énorme différence.

Séparation / Divorce – Privilégier la conciliation pour préserver la santé de tous

Une fois que le principe de séparation est accepté par les deux conjoints, s’ensuit les décisions sur les conséquences de cette rupture ou du divorce du couple.

Les deux principaux sujets susceptibles de déclencher des négociations et d’éventuels désaccords profonds ont trait au partage du patrimoine commun ou à la garde des enfants des conjoints quand ils ont fondé une famille.

Partager ses biens dans le cadre de sa séparation ou de son divorce

Si vous avez du patrimoine immobilier commun, il faudra faire appel à un notaire et nous pensons que c’est l’interlocuteur privilégié pour aborder sereinement les discussions concernant le partage. De nombreux paramètres entrent en considération, notamment votre régime matrimonial si vous êtes mariés mais aussi les apports initiaux de chacun au moment de l’acquisition… tous ces éléments peuvent être abordés avec le notaire qui sera en mesure de chiffrer les frais inhérents à chacun des scénarios envisageables.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter cet article consacré au rôle du notaire en matière de divorce ou encore celui-ci qui aborde les différentes possibilités pour un couple propriétaire d’un bien immobilier.

Quel que soit le contexte ou le type d’union, il est vivement recommandé de favoriser un dialogue serein sur le partage des biens au moment de la séparation ou du divorce. Sans accord cohérent entre vous, seul le juge est habilité à trancher et cela peut prendre des années de procédure avant d’avoir une décision définitive. Outre le recours à un notaire bienveillant pour vous aider à trouver des terrains d’entente, la médiation peut être un excellent levier de conciliation pour trouver des solutions adaptées.

Pour savoir par où commencer, vous pouvez faire appel à nous et solliciter un bilan de situation gratuit qui vous permettra d'y voir plus clair rapidement.

Plutôt que de perdre un temps fou et beaucoup d’argent dans des négociations interminables entre avocats, préférez une approche impartiale doublée d’une solide expertise des enjeux patrimoniaux avec des spécialistes de ces sujets complexes.

Idem pour l’éventuelle prestation compensatoire qui vient souvent crisper les procédures de divorce. Vous pouvez consulter cet article pour en savoir plus sur les modes de calcul d’une prestation compensatoire mais il faut bien vous entourer pour éviter que cette problématique ne vienne conflictualiser votre divorce. Ici aussi, un cabinet comme Médiaccord est tout à fait pertinent pour limiter les tensions et avancer sur cette question le plus sereinement possible.

Sur le partage des biens mobiliers, la plupart des couples parviennent à s’entendre sur qui récupère quoi. Si vous souhaitez bénéficier d’un support gratuit pour vous aider à répartir les biens meubles entre vous, créez simplement un espace personnel sur notre site, il y a des fonctionnalités pour vous aider sur ce point.

Les dettes communes doivent aussi faire l’objet d’une attention particulière, notamment pour les crédits à la consommation. Consultez cet article pour aller plus loin et n’hésitez pas à nous demande de vous mettre en contact avec des acteurs sociaux à même de vous accompagner sur ces problématiques.

Divorce et séparation, s’entendre sur la garde des enfants

Autre sujets clivants en matière de rupture du couple, la ventilation de la garde et la fixation d’une pension alimentaire génèrent encore trop souvent des conflits profonds entre les parents qui se séparent ou entament une procédure de divorce.

Impossible d’espérer divorcer à l’amiable sans s’entendre au préalable sur l’essentiel de la coparentalité qui va perdurer. Pour les couples non mariés, il est vivement conseillé de faire homologuer une convention parentale afin de rendre les accords convenus entre les parents opposables aux tiers (pour faire par exemple valoir un non-respect du droit de visite ou un non versement de la pension alimentaire). Nos avocats référents peuvent vous conseiller et vous aider à formaliser une convention parentale adaptée à vos attentes, faites appel à nous ici.

L’instrumentalisation de l’enfant reste malheureusement encore fréquente en matière de séparation. Tous les spécialistes s’accordent pour dire qu’il n’y a rien de pire que des parents qui se déchirent autour des questions de parentalité au moment de leur rupture ou de leur divorce. Pourtant, il existe de nombreuses manières d’aborder ces tensions avec pragmatisme et en préservant le ou les petit(s) concerné(s).

Encore une fois, la médiation familiale est parfaitement adaptée pour tenter de sortir par le haut d'une impasse liée à la coparentalité post séparation du couple parental. Là où certains parents se retrouvent démunis pour maintenir un dialogue sain, un médiateur familial permettra de faire avancer les choses.

Alain, médiateur familial nous apporte un regard très utile sur ce sujet

Dans mon métier, je constate régulièrement que les couples qui s'adressent à nous le font uniquement sur les conseils d'entités extérieures, très rarement à leur initiative. Je trouve dommage que les gens ne connaissent pas davantage les avantages d'une médiation familiale. Généralement, nous nous adressons à des gens qui sont déjà très braqués l'un face à l'autre. Si nous étions sollictés plus tôt, les conflits seraient bien moins intenses et par conséquent, plus simple à assainir.

En mettant en avant la médiation familiale, on éviterait beaucoup de recours judiciaires mais on protégerait surtout bien mieux les enfants qui souffrent des désaccords parentaux. Un médiateur ne va pas arbitrer, son rôle est au contraire de favoriser la communication pour aboutir à des décisions choisies et non plus subies. Notez d'ailleurs que les enfants ont leur place dans certains contextes de médiation familiale, il nous paraît très important de donner aussi la parole à l'enfant quand il est en âge de s'exprimer et qu'il le souhaite.

Nous pouvons vous mettre en relation avec nos référents en médiation familiale sur votre secteur, faites une demande en suivant ce lien et nous reviendrons vers vous très rapidement. Nous pensons en effet que la médiation familiale est un excellent levier de conciliation permettant d'éviter de dériver vers des tensions interminables dont les premières victimes sont les enfants concernés.

En tous cas, sauf rares exceptions, un enfant a besoin de voir ses deux parents pour bien grandir et on déplore encore trop souvent des périodes de rupture parentale dans les contextes de séparation ou de divorce.

Prendre soin de soi pour tenir le coup dans un divorce ou une séparation

Bien entendu, ça va sans dire mais c'est quand même mieux en le disant, en le rappelant tout au moins : Ménagez-vous pendant cette période ultra éprouvante, essayez d'éviter autant que possible les comportements qui fragiliseraient encore plus vos équilibres.

Divorce et séparation, j'ai le droit d'appuyer sur PAUSE

Dans la plupart des cas, le divorce ou la séparation d'un couple provoque des séismes qui viennent chambouler tous les domaines. On ne sera pas tous égaux face à cette épreuve de taille, certains seront forts, en pleine possession de leurs moyens, prêts à affronter chaque étape alors que d'autres seront anéantis, totalement perdus et extrêmement destabilisés sur tous les plans.

Vous avez le droit de lâcher prise, il ne faut pas hésiter à vous mettre en arrêt de travail si c'est nécessaire. Un médecin traitant est utile dans le cadre d'une rupture, c'est essentiel que vous soyez suivi(e) et s'il juge que vous avez besoin d'un traitement pour éviter de sombrer dans la dépression ou pour vous aider à avoir un sommeil correct, faites-lui confiance. Un suivi psychologique peut aussi vous être très utile et nous avons d'excellents retours de nos utilisateurs pour les services de Psy&You.

L'entourage et les proches sont d'une importance primordiale et vous ne devez pas vous isoler des gens que vous aimez même si vous ne souhaitez voir personne. D'ailleurs, c'est dans ce type d'épreuves de la vie qu'on fait le tri entre les gens sur lesquels on peut compter et ceux qui ne méritent pas notre confiance. Donnez la priorité à vos envies, à vos attentes, à vos besoins et éloignez-vous des personnes toxiques et des faiblesses qui pourraient être les vôtres.

Pour étayer nos propos, le récit de Martine, 44 ans, est très approprié.

Quand Bernard m'a quittée, j'ai été totalement bousillée, je suis devenue l'ombre de moi-même du jour au lendemain. Mon ex est parti vivre à 1000 km, il a pris ses valises et il s'est barré en quelques jours. Nos enfants étaient déjà grands et je ne voulais pas qu'ils se sentent obligés de me soutenir alors j'essayais de donner le change, de me forcer à sourire pour les rassurer et les laisser vivre leur vie de jeunes adultes. Je me suis isolée, je me suis mise à boire et ça a été la descente aux enfers en quelques mois. Je ne voulais pas divorcer donc je faisais tout pour que ça traîne, je ne répondais pas aux mails et je ne voulais plus décrocher le téléphone. J'ai continué à bosser mais je n'étais pas efficace, mon chef voyait bien que j'étais au ralenti et j'ai perdu des affaires qui me tenaient à coeur.

L'alcool était une béquille quotiedienne, ça me permettait de ne plus penser et de dormir comme une masse. Le matin, j'avalais de l'aspirine et j'allais au boulot tel un robot. J'ai tenu comme ça pendant 6 mois jusqu'à ce que je tombe malade. A force de me mettre des cuites tous les jours, j'ai abîmé mon organisme déjà épuisé par la rupture et la souffrance. J'ai fini à l'hôpital avec une grosse infection à la vessie, j'y suis restée une semaine et ça m'a obligée à réflechir autrement. A ma sortie du CHU, j'ai été en arrêt de travail pendant un mois et j'ai commencé une thérapie avec une femme absolument exceptionnelle qui se reconnaîtra et que je remercie du fond du coeur.

Maintenant que je vais beaucoup mieux, je peux dire que j'ai fait l'erreur de ne pas m'entourer, de ne pas m'écouter. Il aurait fallu que je prenne le large et que je me mette en arrêt dès le départ. Si je pouvais revenir en arrière, je ferais tout le contraire de ce que j'ai fait. On me dit qu'il faut donner un conseil pour les lecteurs de mon témoignage, je trouve ça un peu présomptueux mais soit, ne pensez qu'à votre gueule comme disent les jeunes ! Ne pensez qu'à vous si vous traversez la tempête du divorce !

Au travers de l'histoire de Martine que nous remercions vivement pour sa franchise, on veut rappeler que la fragilité dans laquelle nous plonge une situation de divorce ou toute séparation en général est propice à nos addictions. On connaît tous quelqu'un qui s'est remis à fumer, à consommer de la drogue ou de l'alcool après sa rupture. C'est légitime d'avoir envie d'oublier ce qu'on traverse en pareilles circonstances, personne ne peut juger mais on veut simplement vous mettre en garde parce qu'on sait pertinemment que cette transition de vie est très vulnérable.

Divorce et séparation, j'essaie de prendre soin de mon corps et de ma tête

Facile à dire dans ce contexte très particulier mais pourtant, c'est LE moment de prendre soin de votre santé, de manger sain et de vous reposer dès que possible. Les chamboulements qu'impliquent une séparation ou un divorce sont tels que la terre tremble en permanence sous nos pieds pendants des jours, des semaines et parfois même des mois. Le stress, l'angoisse, les doutes, la culpabilité, le flou de l'avenir, la solitude, la peine, tout se mélange et votre énergie est bouffée par vos pensées.

Certains vont perdre l'appétit, d'autres n'arriveront plus à dormir, à réflechir, à sourire... encore une fois, nous ne serons pas tous égaux face à l'épreuve d'un divorce ou d'une rupture de couple. L'idée ici, c'est de rappeler des règles de bon sens et qui mieux qu'un médecin de famille pour en parler ? Merci Sandrine, médecin généraliste à Nantes pour son témoignage ci-dessous;

Alors, c'est difficile de donner des conseils généraux pour les personnes confrontées à un divorce ou à tout type de séparations d'ailleurs, même familiales ou amicales. Cela dit, je vois clairement dans ma pratique que certains patients se dégradent très vite parce qu'ils mettent de côté tout ce qui leur ferait du bien, ils se laissent totalement envahir par la panique et la tristesse. On ne peut jamais aider quelqu'un qui ne veut pas être soutenu, il faut avant tout que ça vienne de vous et il serait préférable que vous preniez conscience de ça avant de toucher le fond.

Il m'arrive régulièrement de prescrire des médicaments, antidépresseurs ou calmants divers, à des patientes ou patients qui présentent des vrais besoins, souvent ponctuels. En réalité, il suffit généralement de revenir à des habitudes alimentaires et des rythmes de sommeil réguliers pour retrouver une forme d'équilibre. Parler est aussi une manière très efficace de remonter la pente, je conseille souvent aux gens de recourir à un suivi thérapeutique pour exprimer ce qui doit sortir, ce qui les empêche de retrouver le goût de vivre et de faire des projets.

L'entourage, famille et amis, c'est tout aussi essentiel et ça peut faire une différence énorme. Même si c'est fréquent qu'on n'ait aucune envie de voir les autres dans ce moment de souffrance, il faut certes s'écouter mais il faut aussi savoir se forcer, se mettre un coup de pied aux fesses comme disaient les anciennes générations. En tous cas, votre médecin traitant sera toujours de bon conseil pour vous aider à passer ce cap très difficile du divorce et de la rupture amoureuse, parlez lui de ce que vous traversez.

Nous partageons pleinement l'avis de Sandrine, n'hésitez pas à échanger avec votre médecin de famille ou un autre docteur d'ailleurs. Essayez, dans la mesure du possible, de manger relativement sain et de ne pas replonger ou augmenter vos consommations néfastes comme la clope, l'alcool ou autre. Dans nos accompagnements, on a souvent vu des clients choisir de s'isoler complétement pendant quelques jours ou quelques semaines, un besoin de faire le vide complet loin de tout ce qu'il connaisse. On a aussi vu de bons résultats avec des disciplines comme la sophrologie, la méditation, l'hypnose... Si vous cherchez des professionnels adaptés, on peut vous diriger gratuitement vers nos référents dans votre coin, faites simplement la demande sur ce lien.

Voilà pour l'essentiel de ce que nous souhaitions aborder dans ce nouvel article, nous restons bien entendu à votre disposition si vous avez besoin de précisions.

Plein de courage et prenez soin de vous !!!